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Accompagner les émotions d'un enfant, c'est l'aider à les vivre, ce n'est pas les éviter


A chaque rentrée, son lot d'émotions fortes chez nos enfants...

Stress : que les profs ou la maîtresse soient trop sévères

Peur : de ne pas réussir en classe, de ne pas être à la hauteur

Déception : de ne pas être avec tous ses copains dans la classe



Forcément, ce n'est pas facile à vivre pour les parents non plus...nous avons angoissé à l'idée que notre enfant ressente du stress, de la peur et de la déception.... et c'est arrivé !!! Tiens...curieux :)


Alors que faire pour accompagner nos enfants dans la gestion de ces émotions "désagréables" ?

Faut-il les éviter à tous prix, faire des pieds et des mains pour qu'ils aient la #bonnemaîtressejusteetbienveillante et tous leurs #bff dans leur classe ? Je ne le crois pas et pourtant, je suis d'accord, c'est tellement plus rassurant de voir son enfant rayonner de joie.


Pourquoi cela ? qu'est-ce que ces émotions "désagréables" peuvent bien apporter à nos enfants dans leur construction psychique ?

Qu'on le veuille ou non toutes les émotions, même désagréables font partie de la vie. Lorsqu'ils seront adultes, leurs parents ne seront plus là pour les protéger, il est donc très important qu'ils apprennent dès maintenant à les gérer par eux mêmes ! et pour cela ils ont besoin d'eux... non pas à leur place, mais à côté d'eux dans leur souffrance pour les aider à faire seuls.

Si vous faites les lacets de vos enfants tous les jours, il n'y pas de raison qu'ils y arrivent seuls, c'est pareil pour les émotions ! Gérer ses émotions en quoi cela consiste ? Cela consiste à identifier ce que l'on traverse, à l'accepter comme un signal que notre cerveau nous envoie parce que nous avons besoin de quelque chose. Par exemple : je suis triste de ne pas être en classe avec mon meilleur copain, c'est que j'ai besoin d'amitiés pour me rassurer. Comment satisfaire ce besoin ? je vais faire en sorte de pouvoir continuer à voir ce copain et aussi de me faire de nouveaux amis dans ma classe, même si c'est inconfortable au début. Mon besoin d'amitié identifié va me faire développer de merveilleuses qualités que sont : la capacité à rebondir face à une difficulté, l'adaptation à un nouvel environnement inconnu. Gérer ses émotions c'est comprendre qui l'on est et comment on fonctionne, c'est aussi connaître ses besoins et apprendre à les satisfaire par soi-même pour être un adulte autonome dans sa vie relationnelle.


Si, dès qu'une émotion désagréable pointe son nez chez mon enfant, j'essaie d'en éliminer la cause... que je le fais changer de classe ou d'école par exemple, j'élimine aussi l'émotion (ce qui est mon but) et donc je retarde le moment de confrontation de mon enfant avec cette émotion ...Cela me questionne, quand je croise aujourd'hui des adolescents, en totale incapacité à gérer leur stress, y ont-ils été confrontés en toute sécurité pendant leur enfance? ou leur a-t-on évité tout stress ?


Si, dès qu'une émotion désagréable pointe son nez chez mon enfant, j'en ai peur, je panique, je me laisse embarquer... je montre à mon enfant que ce qui lui arrive est si grave que cela déstabilise même les adultes....et donc je renforce son anxiété.


Si, dès qu'une émotion désagréable pointe son nez chez mon enfant, je la nie en lui disant qu'il n'y a aucune raison d'être triste....je n'accorde pas de valeur à son ressenti, et je risque de piétiner moi-même les valeurs que j'essaie de lui inculquer . Par exemple : un enfant qui déménage et qui est triste de quitter ses amis, a raison d'être triste, OUI c'est triste de quitter ses amis, car OUI c'est important l'amitié, c'est bien ce que je lui dis depuis toujours...mais cela ne veut pas dire que la vie s'arrête et que l'on aura plus jamais d'autres amis. Accepter l'émotion de son enfant, lui donner raison de la ressentir ne l'amplifie pas, bien au contraire, cela apaise d'être compris.


En quelques mots : aider son enfant à gérer ses émotions c'est avant tout

  1. Ecouter et accueillir l'émotion, l'aider à la nommer

  2. Lui donner raison de la ressentir

  3. Comprendre avec lui le besoin qui est derrière

  4. Discuter de ce qu'il pourrait faire lui-même pour satisfaire ce besoin


Si les émotions de vos enfants sont envahissantes au point de mettre en difficulté l'équilibre familial, vous pouvez consulter un #conseillerconjugaletfamilial



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